Les poux dans l’histoire

Les poux dans l'histoire

Entre 9300 et 6900 avant J-C, on trouve au Moyen Orient des traces de la présence des lentes sur des cheveux humains.
On a pu identifier des poux adultes sur des cheveux de momies chinoises datant de 3800 avant J-C ; de même des poux ont été formellement identifiés sur des bandelettes recouvrant les momies indiennes d’Amérique.
Vers 350 avant J-C, Aristote cite les poux comme des produits de l’organisme. Il pensait que les poux naissaient spontanément dans la chair, aux endroits les plus humides du corps.

Les poux à partir du XVIIe siècle

En 1661, Johannes Sperling décrit dans son ouvrage ZOOLOGIA PHYSICA l’accouplement des poux. C’est lui, le premier, qui dément la notion de génération spontanée pour les ectoparasites contrairement à ces prédécesseurs: Pline, Avicenne ou Ambroise Paré.

En 1748, Linnée donne aux poux le nom de Pediculus humanus

En 1778, De Geer distingues deux variétés : P . humanus corporis et P . humaus capitis

En décembre 1812, ce qui reste des soldats de la Grande Armée de Napoléon quitte Moscou et bat en retraite à Vilnius une fosse commune contenant les ossements des centaines de ces soldats.

La fouille du charnier et l’étude des vestiges sont conduites par des équipe du CNRS, dans le cadre d’une collaboration franco-lituanienne. En analysant des prélèvements de terre, de tissus et de dents, les chercheurs viennent de montrer que plus de 30% de ces soldats de la Grande Armée de Napoléon ont souffert et, pour la plupart, sont morts de la fièvre des tranchées transmise par des poux de corps lors de la retraite de Russie. Cette infection aurait joué un rôle important dans la défaite de l’armée française

La tradition veut d’autre part que de nombreux personnages célèbres aient été infestés par les poux dans les derniers moments de leur vie : Hérode, Sylla, Ennius et le roi d’Espagne Philippe II .


Dans l’esprit public, la maladie pédiculaire a une signification péjorative. Louis Brocq écrivait en 1907, dans son Traité Elémentaire de Dermatologie Pratique : « C’est une maladie de la misère, de l’incurie, de la malpropreté et de la déchéance organique ». Cette opinion assez catégorique doit être nuancée, ainsi qu’en témoignent les épidémies scolaires ou dans les camps de jeunesse, milieux dans lesquels l’hygiène semble satisfaisante.
D’après un proverbe picard au contraire « les poux entretiennent la santé » et pour certaine populations, l’abondance de poux dans la chevelure serait signe de virilité…